Les symbioses en tant qu’associations intimes et durables entre organismes hétérospécifiques (incluant le mutualisme, le commensalisme et le parasitisme), fournissent des modèles biologiques particulièrement propices pour explorer les processus de sélection naturelle et d’évolution. Le laboratoire s’intéresse à de multiples aspects touchant l’univers des symbioses (i. e., le symbiocosme) et particulièrement aux diverses adaptations que montrent ces organismes ainsi qu’aux mécanismes qui assurent la pérennité transgénérationnelle des symbioses.

 
 
 

Phylogénie et coévolution

 

Vivre sur ou dans un autre métazoaire entraîne souvent de profondes modifications morphologiques, physiologiques et comportementales des organismes symbiotiques. Pour étudier les adaptations développées par les organismes symbiotiques, nous analysons l'histoire évolutive de symbiocosmes modèles. Les couples « crinoïdes-myzostomides » et « échinodermes- poissons carapidés » font partie de nos modèles privilégiés. Leur histoire évolutive est retracée en utilisant des méthodes d'inférence phylogénétiques modernes sur base de données morphologiques et moléculaires (ADN). Ces méthodes nous permettent d’analyser les interactions ayant existé entre des taxons associés depuis plusieurs millions d'années et de déterminer quelles ont été leurs influences respectives sur des paramètres tels que leur morphologie et leur comportement.

Parasitisme et maladie

Les maladies sont des altérations de l’état de santé d’un organisme qui peuvent parfois être induite par des parasites. Elles peuvent altérer la morphologie, la physiologie ou le comportement des hôtes. Le laboratoire apporte une attention particulière aux maladies développées par certains parasites. En cela, nous nous intéressons à des maladies qui apparaissant dans des aquacultures émergentes telles que les Skin Ulceration Diseases des holothuries, les Bald Sea Urchin Diseases des oursins ou les Epiphytic Filamentous Diseases des algues. L’étiologie des maladies est analysée et des solutions sont proposées aux aquaculteurs pour limiter leur extension.

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En milieu marin, les organismes symbiotiques ont développé au cours du temps un ensemble de mécanismes sensoriels leur permettant de favoriser la rencontre avec leurs hôtes. Parmi les signaux sensoriels, les signaux chimiques sont probablement les plus anciens et les plus ubiquistes. En ce qui concerne les interactions hôtes-symbiotes, les signaux chimiques portent le nom général d’allélomones i.e., des signaux chimiques entre individus hétérospécifiques. Plus particulièrement, les termes « kairomone » et « allomone » sont utilisés dans le cas de signaux bénéfiques pour l'espèce réceptrice et émettrice, respectivement. S’il est acquis depuis longtemps maintenant que des organismes symbiotiques marins tirent parti d’allélomones pour reconnaître leurs hôtes, l’identification moléculaire de ces signaux chimiques est restée très sommaire. Le laboratoire s’intéresse aux signaux chimiques émis par les échinodermes (oursins, astéries, holothuries, crinoïdes et ophiures) impliqués dans l’installation et la pérennité des associations symbiotiques.

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Reconnaissance olfactive et écologie chimique

Service de Biologie des Organismes Marins
et Biomimétisme
6, Av. du champ de Mars - Pentagone, aile 2B
7000 - Mons
Belgique