Une nouvelle stratégie biologique pour coller sous l’eau… inspirée des ascidies
- 3 juin
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Les adhésifs produits par les organismes marins constituent une source d’inspiration majeure pour la conception de colles sous-marines et biomédicales. Cette approche biomimétique repose toutefois sur une compréhension approfondie des liens entre composition, structure, fonction et mécanismes de mise en œuvre de ces systèmes.
Nhobgood Nick Hobgood
Une étude publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences met en évidence un mécanisme inédit d’adhérence chez l’ascidie Halocynthia roretzi, un invertébré marin appartenant au clade des chordés, un groupe incluant également les vertébrés. Co-signé notamment par Patrick Flammang et Jérôme Delroisse, ce travail montre que les structures d’ancrage, appelées rhizoïdes, produisent une colle biologique reposant sur une organisation moléculaire originale!
Les protéines adhésives contiennent une forme rare de DOPA halogénée qui interagit transitoirement avec des ions métalliques (fer, chrome, vanadium) pour former des nanocondensats solides au sein des cellules. Ces particules servent de vecteurs pour transporter la colle jusqu’à l’interface d’adhérence, où les protéines s’assemblent et se réticulent, tandis que les métaux sont relâchés. Ce mécanisme constitue un changement de paradigme : ici, les métaux ne renforcent pas directement la colle (comme chez les moules, par exemple), mais permettent son transport sous forme condensée. Cette stratégie ouvre des perspectives prometteuses pour le développement de nouveaux adhésifs biomimétiques.
Référence : Kim, H. et al. (2026). Nanocondensate bioadhesive delivery via metal–halogenated catechol coordination in tunicate rhizoid holdfasts. Proceedings of the National Academy of Sciences, 123(15), e2526665123.























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